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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:12
Sun Tzu et Steeve Jobs, 2 managers bienveillants ?

Sun Tzu et Steeve Jobs, 2 managers bienveillants ?

C'est une des grandes idées de cette 2ème décennie du 21ème siècle. Associer management et bienveillance. Les employés ont gagné le rang de collaborateurs et outre le simple fait que les deux notions peuvent paraitre antinomiques aux plus anciens d'entre nous, le manager bienveillant n'a pas été inventé hier mais il y a plus de 2.500 ans.
 

Les qualités du manager bienveillant

Le manager bienveillant est celui du 21ème siècle nous dit-on. Un savant mélange de bien être pour chacun, avec cet objectif constant d'avoir des résultats. Forcément, quel que soit le moyen, l'idée reste bien de générer du chiffre d'affaire. Aucune philanthropie là-dedans. Et la bienveillance dans le management s'articule autour de plusieurs notions et de plusieurs équilibres :
  • Mettre son égo en berne. Ne pas se croire indispensable.
  • Avoir de l'empathie. Savoir se placer dans la situation de "l'autre".
  • S'entourer des bonnes personnes et déléguer les responsabilités.
  • Savoir exprimer qu'un autre que soi à fait du bon travail. Complimenter.
  • Savoir prendre de la hauteur sur ses ressentiments. Positiver.
  • Savoir partager une certaine forme de bonne humeur et de sourire constant.
  • Se donner le droit de se tromper et de ne pas culpabiliser. 
Le but du management bienveillant est de donner le maximum d’autonomie et de reconnaissance aux salariés. L'objectif est affiché : positivisme, réduction du stress, créativité accrue, avec pour résultat final une productivité augmentée.
 

La bienveillance contre l'autoritarisme

Il y a 10 ans, une étude réalisée par le cabinet de conseil en gestion des ressources humaines BPI et l'institut BVA auprès de 5 500 salariés dans dix pays, n'étaient pas tendre avec  les managers français. La bienveillance était loin. Qualifiés littéralement de mous et incompétents, 2 français sur 3 avaient de sérieux doutes quant à la compétence de leur management. Le taux le plus bas des dix pays concerné par l'étude. Autre notion évoquée, l'autorité, qui faisait gravement défaut. Et contre toute attente l'autorité était reconnue, non comme un défaut mais comme une qualité, et rendait même les managers plus sympathiques.
 

1 employé sur 3 ne connait pas sa plus-value

Vous me direz, et à juste titre, que l'eau a coulé sous les ponts depuis 10 ans et que le sauveur bienveillant est arrivé. Certes, l'entreprise s'est libérée, et les collaborateurs ont été généralement plus responsabilisés et le travail participatif a gagné les esprits. Mais le gouffre hiérarchique est toujours grand. Selon une étude récente 86% des managers se disent très engagés, mais 59% des collaborateurs partagent ce sentiment. Pire, près d'un tiers des sondés ne voient pas quelle est leur apport dans la réussite de l'entreprise. Pour résumer, sur les 6 de la compta, il y en à 2 qui ne trouve aucune plus-value dans ce qu'il font. Preuve sans doute que les chantres de cette nouvelle bienveillance n'ont pas encore atteint toute les entreprises française. Logiquement, les TPE et les PME sont plus enclines à ce nouveau type de management. Les tailles souvent "familiales" de ces structures s'y prêtent sans doute mieux que dans celles du CAC 40.  
 

L'histoire, un éternel recommencement

La disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui, est donc cette nouvelle marotte managériale. Née dans la Silicon Valley chez les Apple, Google et autres, est-ce l'idéal de demain dans les relations hiérarchiques en entreprise ? Difficile à dire sans recul nécessaire, d'autant qu'entre le dire et le faire, il y a un cap. Il ne s'agit parfois que d'une simple posture tant les us et les coutumes ont la vie dure dans l'entreprise. C'est une éducation à faire, ou a refaire, car le manager bienveillant est loin d'être une idée neuve : 600 ans avant Jésus Christ, Sun Tzu parlait déjà de bienveillance dans la gestion des troupes pour gagner une guerre. Et là, le raccourci, qui reste un raccourci, est facile entre guerre de territoire et guerre économique. La bienveillance permet de convaincre. De soustraire les craintes, d'ajouter un avenir, et de multiplier les euros. Ce n'est pas un scandale. Juste de la manipulation. Mais si tout le monde s'y retrouve...
 

 

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Publié par Bernard Martinez - dans Actualités Divers
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